Modernisation de la commande publique en Afrique : S’adapter à l’ère du ‘’marché public 4.0’’

 Modernisation de la commande publique en Afrique : S’adapter à l’ère du ‘’marché public 4.0’’

C’est sur la thématique de la digitalisation que l’Agence de Régulation des Marchés publics (ARMP), a initié une rencontre internationale centrée sur la problématique de la modernisation de la commande publique en Afrique. Ainsi, pour les responsables de l’ARPM et ses partenaires comme l’Université Gaston Berger de Saint-Louis et le réseau Contrats publics dans la Globalisation juridique, il n’y a d’autres choix pour les pays africains que de s’engager dans l’ère de la digitalisation.

Ainsi, le directeur général de l’ARMP, Saer Niang comme pour camper le débat, estime que le monde de la commande publique est aujourd’hui entré de plein fouet dans l’ère de la digitalisation. Il ajoute que la modernisation des procédures est devenue un impératif de premier ordre et le défi majeur des réformes de seconde génération esquissées déjà depuis quelques années. De l’avis du DG de l’ARMP, il faut le savoir dès maintenant, le secteur de la commande publique, à l’échelle mondiale, a déjà posé les jalons du e-procurement, et l’a baptisé « marché public 4.0 ». Il ajoute que la modernisation des procédures relatives à la passation et à l’exécution des marchés publics présente des opportunités conséquentes, notamment une gestion plus sécurisée et transparente des masses de données des marchés, un abrègement des délais de paiement et une réduction des coûts de traitement. Le DG de l’ARMP évoque en outre, un gain de temps dans la collecte et la transmission d’informations, ainsi que dans les échanges entre pouvoirs adjudicateurs et entreprises. Ainsi, il soutient que les perspectives que la dématérialisation offrent sont nombreuses tant pour la commande publique que pour toute gestion digitalisée.
Dans ce sillage, Saer Niang est d’avis que les pays africains « ne doivent pas être en reste, au point d’être dépassés par les mutations technologiques ». En effet, « nous devons suivre les évolutions et transformations numériques qui s’opèrent hors de nos frontières. Le monde change et bouge et à vive allure », argumente le DG l’ARMP. Ce dernier est convaincu, « qu’il y a donc lieu d’ouvrir grandes nos fenêtres pour voir à l’échelle mondiale, les transformations volumineuses et rapides, surtout dans le numérique, engagées quotidiennement ». 

L’ARMP en bonne posture

Parlant des pas accomplis par sa structure, Saer Niang indique que l’ARMP organise tant bien que mal près de 70 ateliers de formation par an, qui accueillent environ 1500 à 2000 auditeurs. Ainsi, il évoque une véritable industrie de la formation qui a permis aujourd’hui, à notre pays d’avoir l’un des plus grands bassins de spécialistes du monde dans le domaine des marchés publics. Selon le DG de l’ARMP, le Sénégal est entré dans la catégorie des pays référence dont les procédures sont considérées relever des bonnes pratiques. Mieux, il informe que depuis 2018, l’ARMP dispose d’un e-learning program complet, pour le renforcement de capacités des acteurs de la commande publique dans les différentes procédures de passation, d’attribution et d’exécution des marchés de fournitures et services, de travaux et de prestations intellectuelles. En parallèle, Saer Niang parle aussi des avancées de l’ARMP, sur la dématérialisation des procédures de marchés publics à travers la soumission électronique, mais aussi l’ouverture des plis, l’évaluation des offres, l’attribution et le suivi de l’exécution des marchés dans les mêmes formes. De l’avis du DG de l’ARMP, les transformations et mutations de la commande publique interpellent fortement nos institutions africaines et justifient la mise en place d’un cadre de veille technologique, apte à nous fournir des informations pertinentes pour adapter régulièrement nos outils et mécanismes d’interventions.

El Hadji Sady NDIAYE

Administrateur

https://bie.cciad.sn