Usine de transformation de l’anacarde à Ziguinchor : Le pari exaltant d’un investisseur algérien 

 Usine de transformation de l’anacarde à Ziguinchor : Le pari exaltant d’un investisseur algérien 

Homme d’affaires originaire de l’Algérie, Hamidi Mouloud a flairé le bon filon autour de la transformation de l’anacarde au Sénégal. L’investisseur, qui est en train de mettre en œuvre son projet à Ziguinchor, compte jouer sa partition dans la valorisation des produits et la création  d’emplois. 

Après avoir quitté le centre-ville de Ziguinchor, le cortège transportant la délégation de la Chambre de Commerce de Dakar et les autorités de la Chambre de Commerce de Ziguinchor, se dirige vers l’Est. Suivant le corridor Ziguinchor-Niaguis, sur la Route Nationale (RN 6), l’on arrive au village de Bouloum. La file de voitures bifurque à droite et emprunte une piste en latérite. Le cortège soulève un épais nuage de poussière ocre qui accentue la chaleur, sans oublier les nids de poule. La route est bordée d’arbres au feuillage touffu et d’herbes jaunies par le temps, qui mettent en exergue la couleur verdoyante. Après quelques kilomètres, le cortège arrive à l’usine de transformation de l’anacarde, en construction. 

Valorisation de l’anacarde

Le promoteur Hamidi Mouloud, un investisseur algérien et son partenaire Boubacar Ba accueillent la délégation de la Chambre de Commerce de Dakar, accompagnée de leurs hôtes de la CCIA de Ziguinchor, sous un soleil de plomb. Sur le site, les travaux vont bon train. Casques de protection vissés sur la tête, les ouvriers s’évertuent à concrétiser les plans dessinés par les architectes. L’enthousiasme en bandoulière, l’investisseur algérien souligne qu’il compte contribuer à la valorisation de l’anacarde et à la création d’emplois dans la Casamance naturelle.      « L’investisseur M. Mouloud nous a montré le chemin. A nous opérateurs économiques sénégalais de suivre et d’exploiter les opportunités », a réagi Abdoulaye Sow, président de la Chambre de Commerce de Dakar.

Marché dans le tourisme, les aéroports . . .

Les opérateurs indiens viennent, selon lui, prendre les noix de cajou brutes qu’ils importent. Ensuite, ils les transforment et réexportent les produits. « Contrairement aux Indiens, M. Mouloud a décidé de tout faire ici en Casamance », a-t-il insisté. A son avis, il faut régler la question de l’emballage pour vulgariser les produits et promouvoir le « made in Sénégal ». « Si dans les compagnies aériennes, l’on présente des produits venant d’ailleurs, cela signifie que nous avons des pas à franchir », a-t-il commenté. Pour la transformation de l’anacarde, il y a un marché à exploiter dans le tourisme, les avions et les aéroports, a-t-il fait remarquer.

Joseph SENE

Administrateur

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